NON A LA FRAUDE ELECTORALE !

Peut-on décemment accepter de siéger dans une instance dont l’un des membres, est illégalement élu ? C’était la première question posée au conseil municipal de ce soir. Nous répondons NON.
Tout est décidément tromperie dans cette mandature. Ce qui est terrible c’est d’en analyser les raisons.
Pour bien comprendre cette petite histoire, il faut remonter à quelques années : fin 2007, le candidat Didier Garnier est prêt pour les municipales de mars 2008. Ses amis du « Cercle de réflexion » sont nombreux autour de lui. Parmi ceux là, un lui tient spécialement à cœur. Un fidèle, un complice, plus même, un associé. Seulement voilà, celui là habite à Coye-la Forêt, s’y trouve bien et ne prévoit pas de déménager. Il loue bien quelques boxes à Lamorlaye mais c’est tout. D’ailleurs, il est inscrit sur les listes électorales de Coye-la Forêt. C’est un problème car la Loi prévoit que pour ce présenter à une élection locale, il faut « avoir une attache fiscale » avec la localité.
Les listes électorales sont révisées annuellement. Pour être inscrit, il faut présenter sa demande avant le 31 décembre pour l’année suivante. Puis une commission administrative électorale valide les pièces présentées justifiant de votre domiciliation et permet l’inscription.
Il y a parfois dérogation anticipative : vous allez déménager dans quelques mois et vous le pouvez le prouver.
Le 24 décembre 2007, le Coyen, dépose sa demande d’inscription sur les listes électorales de Lamorlaye. Avec quelles pièces justificatives ?
Et ce n’est pas seulement pour voter pour son ami Didier, non, c’est pour se présenter en bonne place sur sa liste et devenir Conseiller Municipal de Lamorlaye.
C’est qu’un vaste projet les réunit et qu’ils ne seront pas trop de deux dans la place pour y concourir : l’usine de méthanisation… D’ailleurs ils sont trois, l’homme de l’ombre apparait plus tard. Remontons encore dans le temps :
Une Association nommée Lamorlaye Bioressources voit le jour en novembre 2006 : Président Richard Crépon, Trésorier Jean-Robert Balanger, Secrétaire Didier Garnier.
Mai 2007, la CUMA (Coopérative pour l’Utilisation des Matériels Agricoles) rassemblant entraineurs et écuries de centres équestres est créée : Président Richard Crépon, Vice-président Jean-Robert Balanger. La CUMA trouve appui auprès du Cabinet de Conseil Battestini. Richard Crépon se fait élire Vice-président de l’Association des Entraineurs de galop. Quelques « difficultés » sont d’ores et déjà identifiées dont celle-ci : « obtenir l’accord de la collectivité d’implantation ».
Un projet d’écologistes philanthropes ? Non, un vrai business pour initiés aux questions de crottin et aux subventions publiques.
Une fois élu, le Maire devient vice-président de la CCAC(Communauté de Communes de l’Aire Cantilienne) délégué aux Affaires hippiques. Il nomme :
- Crépon délégué à l’activité hippique et le place à ses cotés Conseiller communautaire à la CCAC
- Battestini Directeur de cabinet.
C’est si simple.
Il aura fallu la pugnacité et l’imagination de l’Association VivreALamorlaye pour éviter l’implantation de l’usine à Lamorlaye.

Seulement voilà, le sieur Crépon, lui, est resté résident de Coye-la-Forêt et n’a toujours aucune attache fiscale à Lamorlaye. Les services fiscaux départementaux en attestent. Et la location du boxe n’y change rien : aucune attache fiscale.
De fait, Monsieur Crépon est non seulement irrégulièrement inscrit sur les listes électorales de Lamorlaye, mais aussi irrégulièrement élu Conseiller Municipal.

Comment croire qu’il s’agit d’une simple négligence ? Délibérément, Monsieur Crépon s’est fait inscrire sur les listes électorales de Lamorlaye pour servir ce projet d’usine de méthanisation du fumier avec ses compères Garnier et Battestini.
Non, il n’était pas candidat par bienveillance pour nous autres habitants de Lamorlaye, ni pour améliorer notre vie quotidienne, ni pour améliorer notre environnement, ni pour développer notre ville.
Quel intérêt Monsieur Crépon peut-il porter à nos problèmes ?

Les décisions aberrantes prises pour la station d’épuration ? Mais il s’en moque ! A coye-la-Forêt, le Maire a fait le bon choix d’Asnières sur Oise, Monsieur Crépon pourra rire lorsque les habitants de Lamorlaye payeront l’eau dix fois plus cher qu’à Coye-la-Forêt.

Tenir la place, rester coute que coute, se serrer les coudes, Garnier-Crépon-Battestini et leur usine de méthanisation s’y exercent depuis des mois.

Didier Garnier ne pouvait ignorer la situation irrégulière de son compère Crépon. Mais le premier magistrat de notre ville, qui nous rappelle à chaque Conseil son attachement à la Loi et sa responsabilité de la faire respecter, semble moins regardant quand la Loi ne l’arrange pas : ici pour Monsieur Crépon, il y a peu sur l’obligation du droit de réponse dans la publication municipale dont il est le Directeur où sur les délibérations sur l’assainissement. Monsieur TIBERI est devant le tribunal correctionnel de Paris pour les mêmes motifs.

Tout cela est bien triste pour les habitants de Lamorlaye, trompés par des candidats dont la motivation est un projet privé de plusieurs millions d’euros, avide de subventions publiques alors que des agriculteurs voisins cherchent du fumier pour développer les bio-engrais, sans usine.

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